Apprendre la solitude à son Yorkshire

C’est le point sur lequel le Yorkshire se distingue des autres petits chiens. Il aime la compagnie des hommes au point de mal vivre son absence, et cela s’apprend tôt. Un chiot qui n’a jamais été seul avant ses six mois aura beaucoup plus de mal à l’accepter à deux ans.
Les absences progressives
Commencez court. Sortez de la pièce trente secondes, revenez, ne dites rien. Recommencez en allongeant : une minute, cinq, quinze. Ce qui compte est qu’il cesse de guetter la porte, pas la durée atteinte.
Le seuil à ne pas franchir est celui où il commence à gémir. S’il craque à dix minutes, revenez à sept et restez-y plusieurs jours avant de remonter. Aller trop vite oblige à tout reprendre.
Les erreurs de départ et de retour
Les adieux appuyés aggravent tout. Caresser son chien en lui expliquant qu’on revient bientôt lui apprend que le départ est un moment important, donc inquiétant. Partez sans rien dire.
Au retour, même chose : ignorez-le quelques minutes, le temps qu’il se calme, puis dites-lui bonjour. Il comprend alors que vos allées et venues ne valent pas qu’on s’agite.
Le piège du nid douillet
Le Yorkshire adore son confort et son petit nid de couvertures fait son bonheur. C’est une force pour l’habituer à rester seul, à condition qu’il y aille de lui-même. Un chien qu’on enferme dans son panier au moment du départ associe le panier au départ, et se met à le fuir.
Laissez le couchage accessible en permanence, y compris quand vous êtes là. C’est ce qui en fait un refuge plutôt qu’une punition.
Ennui ou détresse
Les deux ne se traitent pas pareil. Un chien qui s’ennuie mordille, gratte, aboie par moments, puis se rendort. Un chien en détresse halète, bave, se met à saliver sur son couchage, aboie sans discontinuer et parfois se blesse à vouloir sortir.
Le premier a besoin de plus de sorties et de jeux de recherche. Le second relève du vétérinaire ou d’un comportementaliste, parce qu’on ne règle pas une anxiété de séparation avec un jouet.


